« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
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*1939 - † 2018

 

LITT KZRav 54 NON, ICI NE FLEURIT LA GROSEILLE BLANCHE Nein, hier blüht keine Weisse Traubenkirsche

 

 

 

 

 

 

NON, ICI NE FLEURIT PAS LA GROSEILLE BLANCHE

Nein, hier blüht keine weisse Traubenkirsche

 
Stremcha – Die Traubenkirsche

 Anicka Kvapilova,1943,tchèque

 

 

 

     revu 5.2.16  
   

Traduction française

 1. Non, ici ne fleurit pas le merisier à grappes.

    Le sinistre chien hurle au carrefour des tortures.

    Où que tu ailles, tu as quitté le chemin.

    Non, ici ne fleurit pas le merisier à grappes,

    Dans la solitude des prés humides de rosée.

 

2. Les lis pourris pleurent dans le sable des chemins,

    Le temps égoutte lentement du sang sur la mousse,

    Les cascades d’étoiles brillent de douleur,

    Les lis pourris pleurent dans le sable des chemins

    Et sucent la consolation du vent.

 

3. Une tour abandonnée sommeille dans le marais

    Les cloches sont étouffées de chagrin,

    Je te prends par la main, si tu veux.

    Une tour abandonnée sommeille dans le marais

    Et toutes les portes sont fermées.

 

Traduction allemande

 1. Nein, hier blüht keine weisse Traubenkirsche,

der räudige Hund heult auf dem Kreuzweg der Qualen.

Wohin du auch gehst, abgekommen bist du von dem Pfad,

nein, hier hlüht keine weisse Traubenkirsche

in der Einsamkeit der taufeuchten Wiesen.

 

2. Die verfaulten Lilien weinen in dem Sand der Wege,

die Zeit tropft mit Blut langsam in das Moos,

die Sternewasserfalle glühen vor Schmerz,

die verfaulten Lilien weinen in dem Sand der Wege

und saugen aus dem Winde Trost.

 

Ein verlassener Turm schlummert im Morast,

die Glocken sind erstickt vor Gram,

ich nehme dich an die Hand, wenn du magst.

Ein verlassener Turm schlummert im Morast

und alle Türen sind zugesperrt.

 

         Texte        Nein hier blüht keine Weisse Traubenkirsche

                          auteur : Anicka Kvapilova 1943 tchèque

                          traduction de Jan-Peter Abraham, p. 54

 

                      1. dans Europa im Kampf 1939-1944

                          Internationale Poesie aus dem

                          Frauenkonzentrationslager Ravensbrück, p. 54

                          Constanze Jeiser – Jakob David Pampuch éditeur

                          Metropol Verlag 2005 Berlin

 

                      2. dans Europa v boij, 1939-1944

                          contient les textes du 1er livre en langue originale

                          Metropol Verlag 2005 et 2009, Berlin

                          original : , p.

                          fr. : Yves Kéler 28.11.2014 Bischwiller

 

         Mélodie    probablement sans mélodie

 

Le texte

(Commentaire d’après op. cit. p. 55)

 

        Le merisier à grappes, aux fleurs blanches odorantes, n’a pas de raison de fleurir dans ces lieux. Le lis, symbole de beauté et de pureté, est pourri. La cloche au loin sonne le deuil et la mort. Dans cet univers, aucun symbole de la vie n’a sa place. Seul le vent, parce qu’il vient d’ailleurs et ne fait que passer, apporte quelque consolation. Tout le décor charmant de la nature devient un environnement inquiétant et oppressant. La seule échappatoire possible : prendre la main de l’autre et assurer la solidarité des gens qui vivent là.

 

 

 

 

 

 

 

 

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