« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

LITT KZRavensbrück 130 REGARDE, UN CURIEUX SOLDAT S‘AVANCE Sieh ein seltsamer Soldat geht voran

 KZ Ravensbrück, italien, 1920

REGARDE, UN CURIEUX SOLDAT S‘AVANCE

Sieh ein seltsamer Soldat geht voran

 

La guardia rossa – La garde rouge,1920,italien

 

 

 

1. Regarde, un curieux soldat s’avance.

    Il vient de l’Est, pas sur un haut cheval,

    Avec de grosses mains, le visage bronzé.

    Il est le plus combattif des guerriers,

    Il ne porte ni plumet ni tresses dorées.

    Sur le bonnet et aussi dans son cœur il porte

             faucille et marteau.

    Ce sont les signes des travailleurs.

 

Refrain

1. C’est la garde rouge qui marche pour la

             Libération,

    Secoue l’humanité asservie,

    La relève de sa misère.

 

2. Sous le drapeau rouge

    Marche le peuple travailleur.

    C’est notre grande armée,

    Qui combat avec une fierté ardente.

    Il est si vain de réveiller les morts

    Ou de se dresser contre le destin.

    Il faut, comme les armées de Staline,

    Aller vers un clair soleil brûlant.

Refrain

1. C’est la garde rouge qui marche pour la

             Libération,

    Secoue l’humanité asservie,

    La relève de sa misère.

 

3. Le peuple ordinaire était enchaîné

    Sous les pieds des maîtres riches.

    Après des milliers d’années de souffrance et

             de tourment,

    L’âne est enfin devenu un lion

    Et parce qu’il combat pour notre liberté,

    Il déchire chacun qui ose marcher contre lui.

    Et nous, nous vengerons les morts,

    Tant notre fidélité est indestructible.

Refrain

1. C’est la garde rouge qui marche pour la

             Libération,

    Secoue l’humanité asservie,

    La relève de sa misère.

 

1. Sieh, ein seltsamer Soldat geht voran.

Er kommt aus dem Osten, nicht hoch zu Ross

mit riesigen Händen und gebräuntem Gesicht.

Er ist der kämpferischste der Krieger,

er trägt weder Federbusch noch goldene Tressen.

Auf der Mütze und auch im Herzen trägt er

    Hammer und Sichel.

Das sind die Zeichen der Arbeiter.


Refrain:

 Das ist die Rote Garde,

die für die Befreiung marschiert,

rüttelt die versklavte Menschheit

aus ihrem Elend auf.

 

2. Unter der roten Fahne

schreitet das arbeitende Volk.

Das ist unser großes Heer,

das mit glühendem Stolz kämpft.

Es ist so vergeblich, die Toten zu erwecken,

wie gegen das Schicksal sich stellen zu wollen.

Es gilt, wie Stalins Armeen,

einer heller glühenden Sonne entgegen zu gehen.

 Refrain:

 Das ist die Rote Garde,

die für die Befreiung marschiert,

rüttelt die versklavte Menschheit

aus ihrem Elend auf.

 

3. Angekettet lag das gemeine Volk

unter den Füßen der reichen Herrn.

Nach tausenden Jahren Leiden und Qual

ist endlich der Esel zum Löwen geworden

und weil er für unsere Freiheit kämpft,

zerreißt er jeden, der's wagt, ihm entgegen zu treten.

Und wir, wir werden die Toten rächen

so unverbrüchlich ist unsere Treue.

 

Refrain:

Das ist die Rote Garde, die für die Befreiung marschiert,

rüttelt die versklavte Menschheit

aus ihrem Elend auf.

 

         Texte        Sieh, ein seltsamer Soldat geht voran

                          La guardia rossa – Die rote Garde, italien

                          auteur : anonyme 1920

                          traduction allemande de : anonyme, p. 130

                                                                                                               

                      1. dans Europa im Kampf 1939-1944

                          Internationale Poesie aus dem

                          Frauenkonzentrationslager Ravensbrück, p.

                          Constanze Jeiser – Jakob David Pampuch éditeur

                          Metropol Verlag 2005 Berlin

 

                      2. dans Europa v boij, 1939-1944

                          contient les textes du 1er livre en langue originale

                          Metropol Verlag 2005 et 2009, Berlin

                          original : Ecco s’avanza uno strano soldato, p. 74                     

                          fr. : Yves Kéler 30.11.2014 Bischwiller

 

         Mélodie    pas indiquée

 

 

 Le texte

         Ce chant a été composé par des ouvriers et des ouvrières lors d’une grève à Milan en 1920, pendant l’occupation d’une fabrique. Le chant passa en Allemagne sous le titre « Seht durch die Strassen mit festen Schritten – Regardez, par les rue d’un pas ferme », par Alfred Kurella. Il fut beaucoup chanté par les « Roten Hundertschaften – les centaines rouges* » et plus tard le « Roter Frontkämpferbund – L’union des combattants du front.** »

         Les femmes italiennes communistes formaient des unités importantes, les « Gruppi di azione patriottica – Groupes d’action patriotique », au total 70.000 personnes, dont la moitié  combattirent les nazis comme partisanes. 4.600 furent capturées, torturées, condamnées, 2750 déportées en Allemagne, 623 furent fusillées ou moururent dans des combats. Le nombre des internées à Ravensbrück était de 450 environ. Les premières arrivèrent en 1944, lorsque l’alliance entre l’Italie et l’Allemagne fut rompue par la capitulation de septembre 1943 et que l’Allemagne eût envahi l’Italie. (d’après op. cit. p. 131)

 

* (WIKIPEDIA) Die proletarischen Hundertschaften entstanden zur Abwehr der rechtsextremen und faschistischen Bewegungen in den frühen 1920er Jahren. Vor allem aber sollten sie als paramilitärische Einheit eine Rolle für den revolutionären Umsturz, den so genannten Deutschen Oktober spielen.

     Les « Centaines prolétariennes, ou Centaines rouges » naquirent pour contrer les mouvements d‘extrême droite et fascistes dans les premières années 1920. Mais surtout, en tant qu’unité paramilitaire, elles devaient jouer un rôle pour le renversement révolutionnaire, appelé « Octobre allemand. »  

 

** (WIKIPEDIA)  Der Rote Frontkämpferbund (RFB) war die paramilitärische Schutztruppe der KPD in der Weimarer Republik. Er wurde Mitte Juli 1924 in Thüringen gegründet (es werden unterschiedliche Daten kolportiert) und entwickelte eine Agitationskultur, die von einem Frontkämpferdasein ebenso geprägt war wie von ihrem politischen Selbstverständnis. Am 3. Mai 1929 wurde der RFB vom preußischen Innenminister verboten. Seine Mitglieder agierten in Nachfolgeorganisationen oder wechselten die politische Heimat.     

         L’ « Union des combattants rouges du Front » (RFB) était le groupe de protection paramilitaire du PCA, Parti communiste allemand, dans la République de Weimar. Il fut fondé en juillet 1924 en Thuringe (plusieurs dates sont avancées), et développa une culture de l’agitation, qui était marqué autant par son caractère de « combattants du front » que par sa conscience politique. Le 3 mai 1929, le RFB fut interdit par le ministre de l’intérieur de Prusse. Ses membres agirent dans organisations succédantes ou changèrent d’orientation politique.

 

 

 

 

 

 

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