« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

LITT KZRavensbrück 052 QUELS QUE SOIENT LES FILS QUE TISSE LE DESTIN Welch Faden auch das Schicksal spinnt

                                               

 

Ravensbrück, autrichien, allemand

 

 

 

 

 

QUELS QUE SOIENT LES FILS QUE TISSE LE DESTIN
Welch Fäden auch das Schicksal spinntt
Kopf hoch – Tête haute

autrichienne inconnue et Rita Sprengel

1942, allemand

 

 

       revu 5.2.16

 

1. Quels que soient les fils que tisse le destin,

    Tête haute et bien tendus, les nerfs !

    Car rien ne peut nous renverser

    Si telles i nous restons à la fin.

 

2. Conscientes de notre pugnacité,

    Vers l’extérieur, prisonnières muettes,

    Sans un mot, obligées, obéissantes,

    Mais à l’intérieur toutes dressées,

   

3. Aussi, tant qu’il faudra, nous voulons

    Nous plier devant la force, attendre,

    Avec l’espoir en la vie, l'attendre:

    Elle est après les lieux où nous vivons.

 

1. Welch Fäden auch das Schicksal spinnt,

Kopf hoch und straff gespannt die Nerven!

Denn nichts vermag uns umzuwerfen,

wenn wir nur bleiben, die wir sind.

 

2. Nach außen still, im Sinn der Haft,

die zu Gehorsam uns verpflichtet.

Doch innerlich hoch aufgerichtet

Im Wissen um die eigene Kraft.

 

3. So wollen* wir, so lang sich's fügt,

uns beugen vor dem Zwang, dem Warten**

und gläubig auf das Leben warten,

das jenseits der Baracken liegt.

    *var. : müssen, par Rita Sprengel

    ** vielleicht „harten“

 

 

 

         Texte        Welch Faden auch das Schiksalspinnt

                          auteur : autrichienne inconnue et Rita Sprengel

 

                      1. dans Europa im Kampf 1939-1944

                          Internationale Poesie aus dem

                          Frauenkonzentrationslager Ravensbrück, p. 52

                          Constanze Jeiser – Jakob David Pampuch éditeur

                          Metropol Verlag 2005 Berlin

 

                      2. dans Europa v boij, 1939-1944

                          contient les textes du 1er livre en langue originale

                          Metropol Verlag 2005 et 2009, Berlin

                          fr. : Yves Kéler 24.10.2014Bischwiller

 

         Mélodie :   ne semble pas avoir été chanté

 

 

Le texte

         Ce poème d’une autrichienne inconnue fut repris par Rita Sprengel, qui en modifia la dernière strophe. Il illustre la résistance interne et cachée des prisonnières, obligées de participer aux activités extérieurement comme si de rien n’était. Plus particulièrement des femmes communistes, dont Rita Spengler était. Cette résistance est présentée, par Rita Sprengel, qui a modifié le texte dans ce sens, comme un devoir, «  Wir müssen - Nous devons », et pas seulement une volonté « Wir wollen – Nous voulons », comme disait l’original.

         Il existe un chant de Bruno Apitz à Buchenwald sous le même titre, dans lequel le « Kopf hoch – Tête haute » est chanté en 5 langues, l’allemand, le polonais, le français, le morave (tchèque) et le russe. Le chant est plus viril que celui de Rita Spengler et a une fonction de masse. Mais l’idée de résistance intérieure contre la pression extérieure s’y retrouve. (voir ce chant sur le site sous « LITT KZcom Buchenwald », paru dans « Lieder aus den faschistichen Konzentrationslagern »

 

 

 

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