« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

LITT KZRavensbrück 115 DECHIRES SONT LES CHAMPS PAR TANT D’OBUS Zerrissen sind die Felder von so viel Granaten

 

 

DECHIRES SONT LES CHAMPS PAR TANT D’OBUS  Zerrissen sind die Felder von so viel Granaten

 

Los campesinos
1936

Antonio Aparicio

espehnol

 

 

 

 

 

Déchirés sont les champs par tant d’obus,

Les peuples saignent après tant de douleur.

Au combat les paysans s’unissent

Pour éradiquer le fascisme, la trahison.

Nous laissons la charrue dans le sillon,

Nous prenons le fusil pour nous battre,

Marchant heureux vers les tranchées,

Pour qu’en Espagne règne la liberté.



Jadis nous étions des soldats,

Aujourd’hui des soldats.

« Marche, en avant ! », ordonnent nos fusils

« Marche, en avant ! », ordonnent nos charrues,

« Marche, en avant, marche, en avant ! »

 

Le sang quotidien versé par les braves

Doit un jour servir à l’humanité.

Ateliers, fabriques chantent leur gloire,

Pour qu’en Espagne règne la liberté.

Dans l’éclat de ses rayonnement, nous 

             annonçons au monde :

« Si je meurs, je sauverai au moins mes enfants,

Si je meurs, je sauverai au moins mes enfants ! »

 

 

Zerrissen die Felder von so viel Granaten,

es bluten die Völker nach so vielem Schmerz
Im Kampfe stehen die Bauern zusammen
um
zu vertilgen Faschismus, Verrat.

Wir lassen den Pflug in der Furche stehen
Wir n
ehmen das Gewehr auf r den Kampf
M
arschieren wir froh in die Schützengräben,
damit in Spanien Freiheit herrscht.

 

Wir waren einst Bauern,

heut' sind wir Soldaten.

Marsch! Vorrts! Befehlen unsere Gewehre.
Mar
sch! Vorwärts! Befehlen unsere Pflüge
Ma
rsch! Vorrts! Marsch! Vorwärts!

 

Das täglich vergossene Blut all der Tapf'ren,

einst soll es der Menschheit zum Nutzen gereichen.
Wer
kstätten und Fabriken besingen den Ruhm,

damit in Spanien Freiheit herrscht.

Beim Glanz ihres Stahls verkünden sie der Welt:

 

Sterb' ich, so rette ich doch meine Kinder
Srcrb' ich, so rette ich doch meine Kinder

 

 

 

         Texte        Zerrissen die Felder von so viel Granaten,

                          auteur : Antonio Aparicio 1936 Guerre d’Espagne

                          traduction de Lore Krüger, p. 115

 

                      1. dans Europa im Kampf 1939-1944

                          Internationale Poesie aus dem

                          Frauenkonzentrationslager Ravensbrück, p. 115

                          Constanze Jeiser – Jakob David Pampuch éditeur

                          Metropol Verlag 2005 Berlin

 

                      2. dans Europa v boij, 1939-1944

                          contient les textes du 1er livre en langue originale

                          Metropol Verlag 2005 et 2009, Berlin

                          original Los campesinos : , p. 67

                          fr. : Yves Kéler 3.11.14 Bischwiller

 

         Mélodie    Les campesinos

                          Casal Chapi 1936, Espagne républicaine

 

Le texte

 

        Le texte est né pendant la guerre d’Espagne, en 1936, première année de la guerre commencée en juillet. L’auteur est Antonio Aparicio, avec une musique de Casal Chapi 1936. Le chant fut connu par Ernest Busch, allemand combattant en Espagne, dont l’épouse Eva Busch fut internée à Ravensbrück. Elle avait été arrêtée en Fance en 1941 comme réfugiée allemande et internée à Gurs, avant de partir pour Ravensbrück. Dans les années trente, Busch donna de nombreux concerts, à Barcelone entre autres, dans lesquels il a beaucoup employé ce chant.

 

        Le chant est probablement entré dans le camp par les nombreuses femmes espagnoles républicaines qui s’y trouvaient, et par des allemandes comme Eva Busch.

 

 

 

 

 

 

 

 

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