« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

Camp de sécurité Landsberg/Warthe

 

 

 

 

 

J’ETAIS ASSIS DANS UN PROFOND CACHOT
Im tiefen Kerker hab ich gessen

 Mélodie : chant populaire

 

       

 

1. J’étais  assis dans un profond cachot,

    Je mangeais froid, jamais chaud.

    : : Quatrième jour ici enfermé,

    Je n’ai rien reçu à manger. : :

 

2. Demain on va me décapiter.

    Mon jeune sang de moi va couler.

    : : Force nouvelle poussera

    Là où mon corps reposera. : :

 

3. Vous les ouvriers agricoles,

    Exploités, laissez passer le tout :

    : : Quand sauteront tous ces bonzes,

    Ouvriers agricoles, debout ! : :

 

4. Et libère-toi de tes chaînes,

    Jette au loin ton lourd destin.

    : : L’ouvrier vaincra la haine, : :

    La liberté, la joie, sont pour demain.

 

5. Vivez heureux, vous tous que j’aime,

    Ne m’oubliez pas, restez confiants.

    : : Lavez vos mains dans mon sang,

    Que vous sachiez qu’il est brûlant ! : :

 

 1. Im tiefen Kerker hab ich gesessen,

    Kalte Speisen hab ich geghessen.

    : : Heut ist es schon der vierte Tag,

    Da ich noch nichts gegessen hab. : :

 

2. Morgen will man mich enthaupten,

    Fliessen soll mein junges Blut.

    : : Doch neue Kräfte werden wachsen,

    da, wo mein junger Körper liegt. : :

 

3. Ihr gequälten Landarbeiter,

    Lasst der Zeit nur ihren Lauf

    : : Wenn einst die ganze Bonzen fliegen,

    Landarbeiter, dann wach du auf! : :

 

4. Und mach dich frei von deinen Ketten,

    Und werfe ab das schwere Los!

    : : Dann wird der Landarbeiter siegen,

    Die Freiheit und die Freud ist gross. : :

 

5. So lebt dann wohl, ihr meine Lieben,

    Vergesst mich nicht, habt frohen Mut.

    : : Wäscht eure Hände in meinem Blut,

    Damit ihr wisst, wie weh das tut. : :

 

          Texte        Im tiefen Kerker hab ich gesessen

                          Krüger

                          dans « Lieder aus den faschistischen

                                      Konzentrationslagern »

                          documentation communiste de DDR - RDA

                          Inge Lammel, 1962

                          VEB Friedrich Hofmeister Leipzig

                          n° 42a, page 130

                          fr. : Yves Kéler, 7.1.2015

 

         Mélodie      Volkstümich – populaire, sans précision

 

 

 Le texte

         Ce chant est une recomposition d’un chant de prison apprécié des années 20.

         « Pour sa naissance, Mme Erna Streckel de Bautzen, qui nous a envoyé le chant, écrit : « Quand j’étais en prison dans ma ville natale, à l’époque Landsberg/Warthe, dans le Brandebourg prussien (aujourd’hui Gorzów Wielkopolski, en Pologne), j’ai rencontré un ouvrier agricole. On le préparait pour l’exécution. Père de 3 enfants. Quand il était en permission du front, le fils du maître était à la maison. Il luit dit : « Pourquoi n’êtes-vous pas au front ? » Celui-ci répondit : « Tu es donc là pour cela ! » L’ouvrier lui donna une grande gifle, et pour cela il devait maintenant mourir. J’étais occupé dans la buanderie avec d’autres femmes. Comme j’étais de la campagne, je devais entretenir le petit jardin. Là l’ouvrier était mené tous les trois jours pour une demi-heure. Là il me donna, écrit sur du papier-toilette, les deux chants* et l’adresse de sa femme. » (cité de l’op. cit. p. 131)

         * le 2e chant est une variante de recomposition du chant des années 20, qui figure sous le n° 42b dans le livre, sous le titre « Für Recht und Freiheit bin ich gefangen. » Erich Wieland le chanta en 1934 dans la prison de la Lehrter Strasse.

 

 

 

 


 

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