« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

PASSION                                                                    N° 11
JUDICA
VENDREDI SAINT

 

           L’AGNEAU DE DIEU VA DE BON CŒUR
          Ein Lämmlein geht und trägt die Schuld

                Traduction de Georges Pfalzgraf

              Mélodie : An Wasserflüssen Babylon


                                                                 Pour le texte allemand, voir le N° 10 précédent                                                      

1. (1). L'agneau de Dieu va de bon cœur

    S'offrir pour les coupables,      

    Et porter d'un monde pécheur       

    Les péchés innombrables.

    Il va, fléchissant sous le poids,

    Se laisse clouer sur la croix

    Sans nulle résistance,

    Lié , meurtri, blessé, mourant,

    Et jusqu'au bout persévérant

    Dans son obéissance.

 

2. (2). L’Agneau de Dieu est notre ami,

    Le Rédempteur des âmes ;

    Dieu, dont l’amour est infini,

    L’envoie pour faire grâce,

    « Va, ô mon Fils, va prendre soin

    De mes enfants qui sont si loin

    Qu’ils vont cesser de vivre !

    Sur eux pèse un lourd châtiment ;

    Pour eux tu donneras ton sang :

    Tu les feras revivre ! »

 

3. (3).  «  Oui, Père, je vais de tout cœur

    Accomplir ta parole.

    Je vais les tirer du malheur,

    Moi, pour eux je m’immole. »

    Par ton amour, Dieu, tu conduis

    Hors de l’erreur et de la nuit

    Ceux que ton Fils rassemble ;

    Amour ! tu changes notre sort,

    Tu livres pour nous l’Homme fort

    Devant lequel tout tremble !

 

7. (10). Quand j’entrerai finalement   

    Dans la joie du Royaume,

    Ton sang sera mon vêtement,

    Ma pourpre et ma couronne !

    Je pourrai m’avancer vers Dieu

 

4. (5). Je veux penser à toi, Jésus,

    Tous les jours de ma vie.

    Reconnaissant pour ton salut :

    Que jamais je n’oublie !

    Douce lumière de mon cœur,

    Quand même il se brise et qu’il meurt,

    Je veux t’aimer encore.

    Seigneur, je veux t’appartenir,

    Te glorifier et te servir

    Avec ceux qui t’honorent.

 

5. (6). Je veux exalter ton amour 

    Nuit et jour, à chaque heure,

    M’offrir à toi, jour après jour,

    Pour être ta demeure.

    Oh ! que ma vie, tel un ruisseau,

    Pour toi s’épanche, saint Agneau,

    Dans des actions de grâces !

    Tout ce que tu as fait pour moi,

    Je le garderai par la foi

    Gravé dans ma mémoire !

 

6. (8). Christ, en toi je me réjouis

    En tout temps et sans cesse.

    Tu es ma joie dans les soucis,

    Mon rire en la tristesse.

    Quand plus rien ne réjouira,

    Toi, mon Sauveur, tu resteras

    Pour moi la nourriture

    Et dans la soif ma source d’eau,

    Mon compagnon dans mes travaux,

    En tout temps ma parure.

 

    En compagnie des bienheureux

    Et chanter ta victoire.

    Auprès de toi j’habiterai,

    A ton côté je me tiendrai

    Sans cesse dans la gloire.

 

 

Texte :

Ein Lämmlein geht, 10 strophes
Paul Gerhardt 1647
Cr Si 58/12
RA 66, EKG 62, EG 83
fr. : L'agneau de Dieu va de bon cœur
Str. 1: LP 124/1, Anonyme
Str. 2 à 7 : Georges Pfazgraf

Mélodie:

An Wasserflüssen Babylon, Psaume 137
Wolfgang Dachstein 1525/1526

RA 66, EKG 62, EG 83
fr. : L'agneau de Dieu va de bon cœur LP 124
Tu vins, Jésus, pour partager
NCTC 188, ARC 456, ALL 33/04

 

Le texte

Pour les commentaires généraux, voir au numéro précédent, n° 10.

La traduction de Georges Pfalzgraf suit le choix des strophes du RA et du EG, qui ont retenu 7 strophes sur 10. La 1e strophe est reprise de LP 124. La numérotation de l’original est indiquée en italique. La traduction serre de très près le texte de Gerhardt et rend de ce fait plusieurs images que la traduction précédente, remontant aux Cantiques Spirituels de Strasbourg, ne traduit pas.

Parmi celles-ci, citons d’abord le dialogue entre le Père et le Fils, aux strophes 2 et 3, et la belle déclaration du fidèle à Dieu, dans la 2e moitié de la strophe 3. Puis à la str. 5, la comparaison de la vie avec une rivière qui se déverse pour le Christ. A la strophe 6 : Le sang du Christ est une nourriture dans la faim et un breuvage dans la soif, allusion à Jean 6 et au discours du Christ après la multiplication des pains. Dans la str. 7 : le sang du Christ est la pourpre impériale dans laquelle je m’habille, image du vêtement nouveau de « ceux qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau » Apoc. 7/14. Le Christ porte les attributs du règne impérial antique, repris dans le Saint Empire Romain-germanique, et fait participer le fidèle à cette pompe dans la gloire céleste : manteau et couronne impériaux. La dernière strophe met en scène l’Apocalypse, en décrivant la foule des rachetés devant le trône de l’Agneau.

 

 

 

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