« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

TE DEUM




           REMPLIS D'AMOUR ET DE RECONNAISSANCE
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          Titre ancien : Tout pénétrés de ta grandeur immense 

                     appelé aussi : Te Deum de Montbéliard
            Berlin 1766, Cantiques Spirituels Strasbourg 1841





Le texte
 

             Ce texte anonyme est signalé par LP comme ayant  paru dans « Cantiques spirituels » 1841 Strasbourg, recueil luthérien. Il est placé sur une mélodie de Kuhn. Ce texte est appelé aussi « Te Deum de Montbéliard », en tout cas dans certains livres publiés en France : il apparaît sous ce titre dans le « Recueil de Cantiques des Eglises évangéliques de France », Paris-Montbéliard-Strasbourg, 1923, qui est un recueil luthérien, au n° 2.

            Mais on le trouve déjà dans un Psautier de Berlin en 1762 :  « Les Psaumes / de David / en vers / Nouvelle édition : avec privilège / Compagnie du Consistoire /  et de l'Ecole de charité / à Berlin / MDCCLXII, imprimé chez Chrétien Maurice VOGEL. » Le texte, sans indication d'auteur, donne 15 strophes : en plus des 14 habituelles, à la 4e est intercalé le texte suivant : «  C'est le Dieu fort, aux combats il préside. / De leur succès sa volonté décide. : Rien ne résiste à son pouvoir divin, / il n'eût (sic) jamais ni limites, ni fin. » Cette strophe est-elle prévue pour les liturgies de l'armée prussienne, dont les Français formaient le Régiment  des Gendarmes ? La mélodie est le Ps 8 ou Magnificat, dans la tradition réformée, et non celle de Kuhn, qui nous est familière. Que ce texte apparaisse ainsi à Berlin, n'exclut pas qu'il peut provenir de Montbéliard, qui était resté wurtembergeois jusqu'en 1801.
     
            Le texte suit également le latin, moins directement que Pictet, et répartit le chant  en 12 strophes, plus une treizième, qui forme une prière de bénédiction finale.


            Texte original 1841  
                                Corrections proposées par Kéler
                                                                   

 

            Texte original 1841                                 

 

              A.  Louange de Dieu, le Créateur                      

 

1. Tout pénétrés de ta grandeur immense,    

    Remplis d'amour et de reconnaissance,           

    Nous te louons, souverain Roi des rois,       ,

    Nous t'adorons du cœur et de la voix.             

 

2. Le monde entier, ton merveilleux ouvrage           

    Le monde entier te rend un humble hommage,        

    La mer les cieux, sans se lasser jamais,                

    Chantent ta gloire, annoncent tes hauts faits.                                  

 

3. Les chérubins, les séraphins, les anges,        

    Font résonner leurs divines louanges,                  

    Et, de concert, dans leur chant solennel,            

    Saint, disent-ils, Saint, Saint est l'Eternel

 

          B.   Louange de Dieu, le Sauveur

 

* intercalation de Berlin 1762

 

4. Tout ce qui germe et tout ce qui respire,              

    Tout est soumis aux lois de ton empire,                                           

    Ton nom est grand, on l'adore en tous lieux,      

    Il remplit seul et la terre et les cieux.                                               

 

5. A toi grand Dieu la gloire et la puissance,   

    L'honneur, l'empire et la magnificence ;               

    A ton cher Fils, notre doux Rédempteur,               

    A l'Esprit saint, notre consolateur.                        

 

          C.  Louange du Christ, le Rédempteur

 

6. O Jésus-Christ, ô monarque adorable,                

    Qui voulus bien te faire à nous semblable,              

    Qui, dans le sein d'une Vierge porté,                

    Pour nous sauver pris notre humanité.                     

 

7. Dieu, Fils de Dieu, qu'en tous lieux on révère,   

    Qui dans les cieux règnes avec ton Père,                 

    Toi, grand Sauveur, qui, pour briser nos fers,   

    Vainquis la mort, désarmas les enfers ;                    

 

8. Environné de gloire et de lumière,               

    Quand tu viendras juger la terre entière,                 

    Sois-nous propice alors par tes bontés,                    

    A nous, Seigneur, par ton sang rachetés.                 

 

 

         D.  Prière au Christ, Roi et Sauveur

 

9. Tourne, grand Dieu, tourne ton doux visage,   

    Sur ton cher peuple : il est ton héritage.                

    Puisque ton sang a lavé ses forfaits                 

    Avec tes saints rends-le heureux à jamais.           

 

 

10. Daigne toujours nous garder, nous défendre   

     De tant de maux qui pourraient nous surprendre.

     Sois notre guide et conduis tous nos pas,        

     Et fais, Seigneur, qu'ils ne s'égarent pas.            

 

11. De nos péchés détourne ta justice ;                 

      Pardonne-nous et vois d'un œil propice              

      Les affligés qui, dans leurs maux pressants,  

      Jettent vers toi des regards languissants.             

 

12. C'est en toi seul, en ta seule clémence,     

      Que nous fondons toute notre espérance :           

      L'homme, Seigneur, qui sur toi fondera             

      Tout son espoir, jamais ne périra.                       

 

                  E. Prière de bénédiction

 

13. O Roi des rois, ô majesté suprême,           

      De qui les rois tiennent leur diadème,                

      Sur tes enfants veille du haut des cieux,             

      Bénis ton peuple et rends ses jours heureux.      

                                                                                                                                     

 

*  intercalation de Berlin 1762

«  C'est le Dieu fort, aux combats il préside. /

    De leur succès sa volonté décide. :

    Rien ne résiste à son pouvoir divin, /

    Il n'a jamais limite ni de fin. »

 

 

   Corrections proposées par Kéler

 

 

 

I   Nous rendons gloire à ta grandeur immense,

    Nous t'acclamons, pleins de reconnaissance,

II  Nous te louons, souverain Roi des rois

    Nous t'adorons du cœur et de la voix.

 

                  inchangé

 

 

 

 

 

I+II  Les chérubins,...

    Font résonner...

    En proclamant dans leur chant solennel :

    Saint, Saint, Saint le Seigneur Dieu

 

 

 

                   inchangé

 

 

 

 

 

I + II  A toi grand Dieu, ...           

    L'honneur, ...

    A Jésus-Christ, notre seul Rédempteur,

    A l'Esprit Saint

 

 

 

I    O Jésus-Christ, Seigneur incomparable,

    Tu as voulu nous devenir semblable : 

II   L'humble Marie dans son sein t'a porté,

    Dans son corps tu pris notre humanité.

 

I    Dieu, Fils de Dieu, que l'univers révère,

    Qui règnes dans les cieux avec ton Père,

II    Toi, saint Sauveur, tu as brisé nos fers,

    Vaincu la mort, désarmé les enfers.

 

I+I    Quand tu viendras juger la terre entière,

    Environné de gloire et de lumière,

    Accorde-nous ta grâce et ta bonté,

    Car en ton sang tu nous as rachetés.

 

 

 

 

I   Tourne, ô Jésus, vers nous ton doux  visage :

    Nous sommes ton peuple et ton héritage.

II   Puisque ton sang a lavé nos péchés,     

    Avec tes saints prends-nous dans ta clarté.

 

 

I   Protège-nous, et garde-nous de craindre

    L'ardeur du mal qui pourrait ns atteindre.

II  Sois notre guide et conduis tous nos pas,

    Et fais, Seigneur, qu'ils ne s'égarent pas.

 

I   De nos péchés détourne ta justice,   

    Pardonne-nous, garde-nous d'injustice.

II  Viens sauver l'affligé du mal pressant,

    Prends pitié de son regard suppliant.

 

I+II   C'est en toi seul, en ta seule clémence,    

    Que nous plaçons toute notre espérance.

    L'homme, Seigneur, qui sur toi fondera

    Tout son espoir, jamais ne périra.                                                    

 

 

 

I+II   O Roi des rois, ô majesté divine,

    Que devant toi toute grandeur s'incline.

    Sur tes enfants veille du haut des cieux,

    Bénis ton peuple et rends ses jours heureux.

 

 

 

 

 

 


Mélodie

        Ce texte peut être chanté sur deux mélodies, celle de Kuhn, qui nous est habituelle, et celle du Ps 8 = Magnificat. Cela permet de varier, soit d'un dimanche à un autre, soit à l'intérieur du même culte, si on emploie plusieurs parties du chant.

 

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