« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

NOËL

         LUMIERE QUE LE VETEMENT t.
   Licht ist Dein Kleid ; vor deinem Glanz

 Mélodie : Vom Himmel hoch da komm ich her

« Und siehe, des Herrn Engel trat zu ihnen, und die Klarheit des Herrn leuchtete um sie; und sie fürchteten sehr» Lukas 2/9

Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur.

1. Lumière que le vêtement :
    Que Dieu t'a fait, ange éclatant !
    Aucun oeil d’homme ne t’a vue,
    Sinon il eût été perdu.

2. Si triste ici est notre cœur.
    Quand vient ton messager, Sauveur,
    S’élève en nous un grand espoir :
    Ce jour-là nous pourrons te voir.

3. Devant ta grande sainteté
    Il n’est aucune obscurité.
    Ne craignons plus, car l’ange dit :
    « Bientôt va naître Jésus-Christ ! »

4. Ta crèche donne un vif éclat
    Qui fortifie en nous la foi,
    Nous fait louer ta sainteté,
    Jésus, et ta divinité. Amen.
   
   
         Texte        Licht ist Dein Kleid; vor Deinem Glanz
                          Georges Kempf, *1916
                          In den Weihnachten zu singen, années 1950
                          fr. : Yves Kéler 8.6.2012 Grasse
   
         Mélodie:   Vom Himmel hoch da komm ich her
                          Matin Luther, 1535
                          EKG 16, RA 40, EG 24
                          fr: : Dieu le tout-puissant Créateur
                                 LP 92
                                 O Dieu, tout-puissant créateur
                                 NCTC 180, ARC 358, ALL 32/05

 


Le texte

        Georges Kempf développe deux thèmes qui figurent dans le verset biblique cité : celui de la lumière qui environne l’ange du Seigneur, et celui de l’espérance face à la crainte.

        « Licht ist dein Kleid – Lumière est ton vêtement » : « Licht » n’est pas est l’adjectif qui se traduit par « lumineux », mais le substantif : « la lumière ». En effet, GK écrit : « Kein irdisch Auge kann dich sehn, Vor Schrecken blind müsst man vergehn – Aucun œil humain ne peut te voir, de terreur on fondrait aveugle. » Il s’agit de la lumière de Dieu, impossible à affronter, pas de l’ange, qui est visible pour un homme. Cette lumière est celle de la sainteté de Die, devant laquelle aucune ombre ne subsiste dans laquelle on pourrait se cacher (str. 3).

        Mais le monde et notre cœur sont dans l’obscurité et la misère : « Unser Herz weint,…denn wir sind arm, schlecht und gering – Notre cœur pleure,… car nous sommes pauvres, mauvais et petits (str. 3). » L’annonce de l’ange supprime la peur et rétablit l’espérance.

La lumière de la crèche

        La crèche aussi est lumineuse et diffuse dans le cœur des fidèles la lumière du Christ en elle couché  (str.4) . Cette image est très ancienne et se trouve dans plusieurs cantiques. Luther y fait allusion dans son « Gelobet seist du Jesu Christ », str. 4 : « Es leucht’t wohl mitten in der Nacht – Elle (la lumière) du Christ dans le sein  luit bien au milieu de la nuit. » « Es – Elle » est la lumière du Christ dans le sein de Marie et dans la crèche. De même dans le chant d’Avent « Nun komm, der Heiden Heiland », str.5 : « Dein Krippe glänzt hell und klar,...Dunkel muss nich kommen drein – Ta crèche brille lumineuse et claire,... l’obscurité ne doit pas y entrer3, car la foi doit rester dans cette lumière : « Der Glaub bleibt immer im Schein – La foi demeure toujours dans l’éclat de la lumière) . »

        Cette lumière met la pauvre création en mouvement « erbebt das trotzig zage Ding –la chose rebelle et hésitante tressaille (str.3) . » Elle console (str.4) et conduit à louer la Trinité. La strophe finale n’est pas un Gloria, mais une prière, qui peut être employée après une lecture d’épître, ou pour introduire une prière dans le temps de Noël.

La mélodie

        Puisqu’il s’agit de l’annonce de l’ange aux bergers, l’emploi de « Vom Himmmel hoch da komm ich her » de Luther s’impose naturellement.

 

   
Texte original

1. Licht ist Dein Kleid; vor Deinem Glanz
    erlischt der Erde Lichtertanz;
    kein irdisch Auge kann dich sehn,
    vor Schrecken blind müsst man vergehn.
   
2. Herr, unser Herze nach Dir weint -
    und wenn Dein Bote uns erscheint,
    erbebt das trotzig zage Ding,
    denn wir sind arm, schlecht und gering.

3. Vor Deiner grossen Heiligkeit
    ist hier kein Schatten weit und breit.
    gib, dass auch gnädig zu uns spricht
    eins Engels Stimm: “Fürchtet euch nicht! „

4. Lass von der Krippe mildem Schein
    das Herz voll Furcht getröstet sein;
    und preisen Deine Herrlichkeit,
    dreieinger Gott, in Ewigkeit.
   
   

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