« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 
NOËL


          O BIENHEUREUSE BETHLEEM tt
              O salich, Heylich Bethleëm

  Mélodie : Ich dank dir schon durch deinen Sohn


1. O bienheureuse Bethléem,
    Choisie entre des mille,
    Plus sainte que Jérusalem :
    Jésus naît en ta ville.

2. O Bethléem, faible cité
    De nom, déclarée grande
    Déjà depuis l’antiquité,
    Ville où David commande.

3. Jésus-Christ Roi, puissant Seigneur,
    C’est ici que tu couches,
    Sur une paille de douleur,
    Langé de pauvres couches.

4. Tu as créé le firmament,
    Le ciel est ta demeure ;
    Nu et fragile maintenant,
    Tu es là en cette heure.

5. Dans une étable ainsi tu nais,
    Perdu dans la nuit calme ;
    Le chœur des anges chante gai :
    « La paix à tous les hommes ! »
   

         Texte        O salich Heylich Bethleëm
                          15e ou 16e S. Pays-Bas
                          dans « ONS IS GHEBOREN »,
                          Oude Printen en Teksten
                          Verzameld en toegericht door
                          Jan Poortenaar
                          Bigot en Van Rossum N.V.
                          Amsterdam, 1936
                          Collection “De Uilenreeks” N° 25
                          Page 8
                          fr : Yves Kéler 17.7.3013 Draguignan
   
         Mélodie    Ich dank dir schon durch deinen Sohn
                          1570, Bohème 1595, Prätorius 1610
                          RA 126, EG 451
        

Le texte   

        Ce chant est un exemple de cantique glorifiant Bethléem d’être la ville où Jésus est né. Il en existe beaucoup. Le texte comprend deux oppositions, réconciliées dans la dernière strophe.

        Str. 1 et 2 : y sont opposées Bethléem, la ville sainte de David, la ville proclamée « petite entre les cités de David » mais « non la moindre entre les cités de Juda »  (Michée 5/1) et Jérusalem, la ville sainte, mais « qui tue les prophètes. » (Matthieu 23/37 et Luc 13/34). Bethléem a aussi une plus grande antiquité spirituelle que Jérusalem, puisque celui qui conquerra Jérusalem et en fera la ville du temple royal, David, est né à Bethléem : « Ghy zijt dat aldereeltste vat – tu es le plus ancien lieu » 

        Str. 3 et 4 : Ici sont opposées la grandeur du Christ avant son incarnation et sa misère depuis. Le texte original, 3e strophe, contient une succession de termes désignant cette dernière : «  In hoy, in stroo, in sulcken not, In aerme doecxkens teer ghewonden – dans le foin, dans la paille , dans l’extrême détresse, tendrement enveloppé dans de pauvres langes. »  

        Ste. 5 : Le fidèle est ramené à la crèche « stille – calme », et au chant des anges avec le « pax hominibus bonae voluntatis » : « Peys met den mensch van goeden wille – paix avec les hommes de la bonne volonté (de Dieu). » Les deux oppositions sont dépassées par le calme de la crèche et la paix aux hommes.


Texte néerlandais original

1. O salich, heylich Bethleëm,
    O onder duysent utvercoren,
    Vereert boven Hierusalem ,
    Want Jesus is in u gheboren

2. O Bethleëm cleyn groot stat,
    Cleyn van begrijp, maer groot van weerden,
    Ghy zijt dar aldereelste vat
    End’ alderrijckste stadt der eerden.
   
3. O Conick Christe, prince groot,
    Hoe wort ghy hier aldus ghevonden
    In hoy, in stroo, in sumcken noot,
    In aerme doecxkens teer ghewonden.

4. Ghy hebt her firmament ghemaect,
    Al waer U loven ’s hemels gheesten;
    Maer nu gheheel blood ende naect
    Light ghy in ’t middel van de beesten.

5. Ghy wort gheboren in een stal,
    niemant bekent in de nacht stille,
    Maer d’enghels singhen overal:
    « Peys met de n mensch van goeden wille.»
   
   
   
   
   






















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