« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018


NOËL



           IL NOUS EST NE UN BEL ENFANT tt
                Ons is gheboren een kindekijn

     Mélodie : Ich dank dir schon durch deinen Sohn



1. Il nous est né un bel enfant,
    Comme un soleil éclaire,
    Plaisant, rempli de joie, aimant :
    Les anges le révèrent.

2. L’éclat de Dieu descend des cieux
    Illuminant la terre.
    Parmi nous naît le Fils de Dieu,
    Premier-né de sa mère.

3. Dans la crèche elle l’a couché
    De ses mains belles, blanches,
    Et sur sa bouche l’a baisé ;
    Sur lui son corps se penche.

4. Avec sa mère l’enfant joue
    De ses bras, de ses paumes,
    Sourit et pousse un rire doux,
    Joues roses comme pommes.

5. Bœuf à la crèche, ainsi qu’ânon,         
    Ne parlent à personne !
    Christ sur leur paille et sur leur son ?
    Heureux, ils les lui donnent !

6. Mais l’âne et tout autant le bœuf         
    Nous montrent quel miracle
    Et quel événement tout neuf
    Sont dans un tel spectacle.

7. Repose en paix, Jésus enfant,              
    Seigneur, mon Dieu, mon Maître.
    En toi j’ai mon contentement,
    A toi seul je veux être. Amen. (sur la dernière note)
   
   
         Texte        Ons is gheboren een kindekijn
                          15e ou 16e S. Pays-Bas
                           dans « ONS IS GHEBOREN,
                                     Oude Printen en Teksten
                          Verzameld en toegericht door
                          Jan Poortenaar
                          Bigot en Van Rossum N.V.
                          Amsterdam, 1936, p. 28
                          Collection “De Uilenreeks” N° 28
                          fr: Yves Kéler 17.7.2013 Draguignan
   
         Mélodie      Ich dank dir schon durch deinen Sohn
                          1570, Bohème 1595, Prätorius 1610
                          RA 126, EG 451


Le texte
 
        Il s’agit d’un texte de caractère populaire, associant la théologie et la description émerveillée de l’attitude de Marie envers son fils.

        La strophe 1 et le début de la 2 annoncent l’événement de la naissance d’un enfant « Noch claerre dan die sonne – encore plus clair que le soleil », sujet de joie pour tous et de liesse des anges. C’est le récit de Luc 2. Le thème de la lumière, pris de Jean 1 et Apocalypse 1. est développé par le soleil, str. 1, et les étoiles, str. 2.

        A partir de la 2e moitié de la strophe 2, et dans les strophes 3 et 4, le chant se concentre sur Marie, qui tient son enfant, le couche, joue avec lui, l’embrasse.

        Les strophes 5 et 6 sont consacrées à l’âne et au bœuf, avec deux remarques intéressantes : ils ne parlent pas, contrairement à ce qu’on trouve dans certaines légendes médiévales. Et ils offrent leur repas comme couche au Christ. Trait d’humilité qui incite le croyant à être miséricordieux. Il y a peut-être ici un écho du Jugement des nations de Matthieu 25 : « j’ai eu faim et vous m’avez nourri, j’étais étranger et vous m’avez recueilli ? » Le texte d’Esaïe 1/3 : « Le bœuf connaît son possesseur, l’âne la crèche de son maître : Israël ne connaît rien », est le fondement de la strophe 6.

        Les deux strophes répètent les lignes 1 et 3, les 2 et 3 diffèrent, et sont d’un autre style. Est-ce l’indice que ces deux strophes sont ajoutées, provenant peut-être d’un autre chant ? Ou que la 6 est une variante de la strophe 5, ajoutée ultérieurement ? Il faudrait pouvoir comparer diverses versions pour le dire.

        La strophe finale 7 est une invocation de Marie à son fils de reposer en paix, en silence. Elle contient les titres suivants que la mère terrestre adresse à don fils céleste : « Mijn God, mijn troost, mijn here – Mon Dieu, ma force, mon Seigneur. » Plusieurs chants montrent Marie adorant et priant son Fils, qui est aussi son Sauveur. Dans le très beau chant français « Douce merveille Ici sommeille », on trouve la même idée. Mais le fidèle peut aussi faire sienne cette strophe finale, et considérer que l’enfant qui dort ici dort dans son cœur. La finale deviendra une strophe de consécration. C’est pourquoi j’ai remplacé « mon doux enfant » par « Jésus enfant. »

        Si l’on ne veut pas dans un culte chanter les strophes « mariales » 3 et 4, on peut les laisser et ne conserver que celles sur le bœuf et l’âne, à cause de leur portée théologique.



Texte original néerlandais

1. Ons is gheboren een kindekijn  
    Noch claerre den die sonne;
    Dat sal ons alle vrouede sijn
    Al totter enghelen wonne;

2. Die sterren gheven ons lichten schijn
    Al door den hemel ghedronghen.
    Maria die hebt haer lieve kint
    Mit ganser minnen ghewonnen.

3. Si lechden in een cribbekijn
    Mit haren sneewitten handen,
    Si cusseden voor sijn mo,dlijn:
    Das had haer seer verlangen.

4. Dt kinkijn speelde der moeder toe
    Mit sinen cleinen armkens;
    Hat lachede haer also soeterlike toe
    Mit bliden blinkenden oochkens.

5. Die osse ende ooc dat eselkijn
    En conden niet ghespreken;
    Doe Jesus in der crbben lach,  
    Doe lieten si haer eten.

6. Die osse ende ooc dat eselijn
    Die dreven daer groten wonder,
    Doe Jesus in der cribben lach
    In cranken doeken ghewonnden.

7. Nu swighet, nu swighet mijn kindekijn
    Mijn God, mijn troost, mijn here;
    Van di so sal ic moeder sijn,
    Behouden meijne eren. Amen.
   
  
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
  
   

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