« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

 

GLORIA
NOËL

 

      GLOIRE, GLOIRE, GLOIRE SOIT A DIEU DANS LES CIEUX
        Révision de « Gloire, Gloire, Gloire soit à Dieu dans les cieux

        Mélodie : Heilig, Heilig, Heilig ist der Herr Zebaoth, Bortnianski
                       Saint, Saint, Saint est l’Eternel des armées, Bortnianski


Gloire, Gloire, Gloire soit à Dieu dans les cieux,
Paix sur la terre, l’enfant divin est né !
Le Seigneur, le Fils nous est donné.
Son nom est « Emmanuel », le Saint, l’Eternel.
Gloire à Dieu, Gloire à Dieu, Gloire à Dieu dans les hauts lieux !


Texte

Gloire, Gloire, Gloire soit à Dieu dans les cieux
sans nom d’auteur
dans « Cantiques de Noël », 16e édition revue,
Lausanne, sans date (vers 1900), n° 33
à 4 voix, « Comme chœur d’entrée dans une fête de Noël
rév. Yves Kéler 16.7.2014-07-16

Mélodie

Heilig, Heilig, Heilig ist der Herr Zebaoth
Bortnianski Dimitri, 1751 Goluchoff (Ukraine) –
1825 St Petersburg
texte dans Akn 622, sans mélodie
fr. : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, notre Dieu
LP 531, avec mélodie


Le texte et la mélodie

Le texte dérive du Gloria in excelsis des anges : « Gloire soit à Dieu au plus haut des cieux, Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime. » Mais il est placé sur la mélodie du Sanctus de Bortnianski, qui commence par « Heilig, Heilig, Heilig ist der Herr Zebaoth – Saint, Saint, Saint est le Seigneur des armées », pris d’Esaïe 6/4, ce qui entraîne le trois fois « Gloire » de l’incipit et le trois fois « Gloire à Dieu », qui prend la place du triple « Hosanna, Hosianna, Hosianna in der Höh – Hosanna, Hosanna, Hosanna dans les cieux.

S’ajoutent des extrais de Esaïe 9/5 : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, … Père éternel », ainsi que d’Esaïe 7/14 : « Voici, la Vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel », texte repris dans Matth. 1/23, avec le commentaire : « Ce qui signifie Dieu avec nous. »

L’auteur reprend les deux phrases d’Esaïe : « Un enfant nous est né, un fils nous est donné » à la manière liturgique, qui dit « Un enfant nous est donné, le Fils nous est donné. » L’enfant et le Fils sont identifiés, avec un article défini, parce qu’on parle de Jésus, que l’on vise, alors que dans l’Ancien Testament, le fils reste indéfini , « un fils », parce que son identité n’est pas essentielle, mais le fait de sa naissance : quand un enfant mâle sera né de la « halma », la jeune femme mariée sans enfant, traduite « la Vierge » par attraction du N.T. , il deviendra le nouveau roi, avec les attributs de son règne. Et l’ennemi aura disparu. Au chapitre 7, le nouveau roi est appelé « Emmanuel », titre que l’auteur reprend, mais qui n’est pas probablement p as un nom personnel.

Le texte de ce chant est une heureuse combinaison de trois sources autour du Gloria des anges, et le choix de la mélodie du Sanctus de Bortnianski est une excellente idée. Ce Gloria peut être chanté par l’assemblée, ou bien par une chorale à 4 voix.

 

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