« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

LITT F DIV AIMÉS DANS LE SEIGNEUR

HUMOUR PASTORAL

 

AIMÉS DANS LE SEIGNEUR

Geliebte in dem Herrn

 

Mélodie : ?

 

 

 

Aimés dans le Seigneur,

La pomme a dans son cœur

Huit pépins, dans des trous.

La saucisse a deux bouts,

Deux bouts au cochonou.

Grand soif a le paysan,

Le paysan tout suant.

Sa vie est dure, amère :

Le chardon sort de terre,

Ce n’est pas de la vigne :

Son jus n’en est pas digne !

Voilà tout le sermon !

 

Geliebte in dem Herrn!

Der Äpfel hat acht Kern';

Acht Kern' hat der Äpfel,

Die Wurst hat zwei Zepfel;

Zwei Zepfel hat die Wurst,

Der Bauer leidet großen Durst;

Großen Durst leidet der Bauer,

Das Leben wird ihm sauer;

Sauer wird ihm das Leben,

Distel sind keine Reben;

Reben sind keine Distel,

Das ist die ganze Epistel.

 

         Texte        Geliebte in dem Herrn! 

                          Anonyme ?

                          dans Macht hoch das Tor

                          Alte deutsche Kinderlieder

                          Martha Kühn 1950, Die Blauen Bücher,

                          Verlag/Königstein im Taunus

            et           dans    Das Kinderland

                          Karl Lissauer, fin du XIXe siècle

                          fr. : Yves Kéler 16.11.2015 Bischwiller

 

         Mélodie     ? Geliebte in dem Herrn! ?

 

 

 

 

Le texte

            Ce texte est une parodie d’un fort mauvais sermon. Est-ce un chant ? Aucune mélodie n’est signalée.

         D’abord l’auteur répète chaque proposition, en la mettant à l’envers. Allusion aux pasteurs qui, n’ayant rien à dire, répètent ce qu’ils viennent de dire. Ensuite, le contenu est rempli de truismes, tels les huit pépins de la pomme et les deux bouts de la saucisse. La dernière phrase est une blague allemande : « Alles hat ein Ende, nur die Wurst die hat zwei – Tout a une fin, seule la saucisse en a deux ! »

            Puis le prédicateur passe aux problèmes des paysans et des viticulteurs, qui ont la vie dure entre les chardons et les vignes à soigner.

         L’allemand termine par « Das ist die ganze Epistel – Voilà toute l’épître. » Cette expression rappelle que les épîtres des apôtres étaient lues dans les communautés récipiendaires. St Paul y fait allusion. L’épître était donc un sermon de l’apôtre envoyé par celui-ci par la poste ou un porteur. C’est dans me sens de message vivant qu’il faut comprendre l’expression, et non dans celui de la lecture d’un texte. Comme cette tournure est étrangère à la culture française, j’ai traduit par « sermon. »

   

   

 

 

 


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