« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

OU DONC FAUT-IL QUE J’AILLE  Ach Gott wo soll ich bleiben Confiance en Dieu

 

CONFIANCE EN DIEU

 

                                             OU DONC FAUT-IL QUE J’AILLE tt

                                             Ach Gott, wo soll ich bleiben

 

                                   Mélodie : Wach auf, mein Herz, und singe

 

 

1. Où donc faut-il que j’aille :

    Le monde me travaille,

    Me pousse avec violence

    Me presse d’impatience.

 

2. Va, entre dans ta chambre,

    Dans la paix de son ombre

    Et ferme aussi la porte

    Au bruit qui t’insupporte.

 

3. En tes mains je me trouve

    En lieu sûr et j’éprouve

    A l’ombre de tes ailes

    Combien tu es fidèle.

 

4. Je poursuis la démarche

    Tel Noé dans son arche :

    Tu viens fermer la porte.

    Je suis gardé, en sorte.

   

5. Et si Saül m’agresse,

    Tel David je m’empresse

   De fuir dans les blessures

    Du Christ qui me rassurent.

 

6. Avec Judith je reste,

    J’attends que la nuit cesse ;

    Dans l’ombre je repose,

    En paix, de toute chose

 

7. Si les méchants me blessent

    Par leurs discours m’agressent

    Tel que Sarah je garde

    Le calme dans ma chambre

 

8. Je prendrais bien la fuite

    En un désert, de suite,

    Avec Jonas me perdre,

    Dans son poisson me mettre.

 

 

9. Mais je veux pour mon âme

    Me préserver des flammes

    Car en ton sein demeure

    L’abri sûr à toute heure.

 

10. Tu es la grotte et l’ombre,

      Le lieu propice et sombre,

      L’endroit où tu me caches,

      Quand l’ennemi me cherche.

 

11.  Si près de moi dix-mille

      Succombent à la file,

      Je crois à ta parole

      Qui sauve et qui console.

 

12. Dans ma dernière chambre

      On me mettra dans l’ombre

      Avec Christ dans sa tombe,

      Avec les saints sans nombre.

 

 

1. Ach Gott, wo soll ich bleiben,

    Wohin wird mich noch treiben

    Die Welt mit ihrem Toben?

    Ach wär ich bei die droben!

 

2. Geh hin in eine Kammer,

    Mein Kind, in deinem Jammer,

    Schliess hinter dir die Türe,

    Dass dich kein Unfall rühre.

 

3. Mein Gott, in deinen Händen

    Ist Sicherheit zu finden,

    Im Schatten deiner Flügel

    Da find ich Schloss und Riegel.

 

4. Mit Noah in dem Kasten

    Kann ich ganz ruhig raste,

    Du wirst die Türe müssen

    Selbst hinter mir zuschliessen.

   

5. Will Saul mich überziehen,

    Will ich mit David fliehen.

    In meinen Heilands Wunden

    Hab ich schon Platz gefunden.

 

6. Mit Judith wil ich bleiben,

    Und meine Zeit vertreiben,

    In meiner Wittwenkammer,

    Die Welt ist voller Jammer.

 

7. Wenn lose Leut mich schmähen,

    Verleumden, scheel ansehen,

    Will ich mit Sarah beten

    In meine Kammer ziehen.

 

8. Vor Angst möcht ich oftfliehen,

    In eine Wüste ziehen,

    Oft in dem Meer vertiefen,

    In Jona Walfisch scliessen.

 

 

9. Doch will ich meiner Seelen

    Ein festes Schloss erwählen,

    Ich find in deinem Namen,

    Trost, Ruh und Schutz beisammen.

   

10. Du bist mein Schirm und Schatten,     

      Wenn mich die Feind abmatten,

      Kannst mich vor allen Schrecken

     Mit deinen Flügeln decken.

 

11. Auf dein Wort will ich zielen,

      Ob tausend mir schon fielen

      Zur Rechten und zur Linken

      Läss’st du mich doch nicht sinken.

 

12. Zuletzt schliesst all mein Jammer

      Sich in die Toten Kammer,

      Mein Heiland liegt daneben, Er ist dir     

     Tür zum Leben.

 

 

         Texte        Ach Gott, wo soll ich bleiben

                          anonyme

               in        Das mit Jesu gekreutzigte Herz, Stuttgart 1732  

                          fr. Yves Kéler, 7.6.2013, Haguenau, Hôpital

 

:          Mélodie  Nun lasst uns Gott dem Herren

                          Selnecker 1587

                          Johann Crüger 1649

                          RA 334, EKG 227, EG 320

 

 Le texte

 

Ce chant de consolation dans l’épreuve et de confiance en Dieu est enraciné dans la Bible . A la question : « Où trouver un refuge ? » est répondu : « Va dans ta chambre et ferme ta porte derrière toi. » selon Matthieu 6/6. Dans cette chambre, on est sous l’aile de Dieu Ps.57/2. Str. 3 il se remet entre les mains de Dieu Ps.31/6.

A partir de la strophe4, une suite d’exemples de personnes qui ont fait confiance à la protection de Dieu. A commencer par Noé, dans son arche. Ma chambre devient l’arche sur laquelle Dieu ferme la porte  Genèse 7/16. Str.5 l’ennemi est comparé à Saül, duquel David se sauve dans une grotte. Les blessures du Christ dans lesquelles se réfugie le fidèle sont comme des grottes accueillantes. Str.6, Judith devient le modèle, La veuve qui a fait de sa chambre un lieu de prière et de sécurité. L’auteur appelle sa propre chambre « Wittwen Kammer- Chambre de veuve », Dans laquelle il veut passer quelque temps auprès de Judith. Str.7 c’est l’exemple de Sara, qui s’était retirée dans sa chambre, quand l’un des trois hommes avait annoncé qu’elle aurait un fils dans un an .L’abri de la chambre donne la bonne nouvelle d’un salut venir.Str.8, Jonas dans son poisson à l’abri du danger. Enfin str9, l’abri est le nom de Dieu qui protège du danger. La strophe 11 fait allusion au Ps. 91 : «  Si mille tombent à ta gauche et dix-mille à ta droite, tu ne seras pas atteint. » La strophe finale 12 transforme la chambre du fidèle en « Toten-Kammer  - Chambre de mort » c’est-à-dire en cercueil. Celui-ci sera placé auprès du Christ en son tombeau et ressuscitera avec lui.

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