« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

            CHAUD FUT LE JOUR, SANGLANT LE COMBAT
                              Les chevaux de Gravelotte

            ( LITT E  POEMES DE LA GUERRE DE 1870)

1. Chaud fut le jour, sanglant le combat,
    Frais est le soir, la nuit vient déjà;

2. Du haut, des bois, vers le fond de vallée,
    Claire, trois fois la trompette a sonné.

3. Ferme, elle invite, de loin sous le ciel :
    « Rendez-vous, dragons, au lieu de l’appel ! »

4. Ils vont par groupes de deux ou de trois,
    Descendant, sur leurs bêtes, des bois.

5. Tous pourtant ne reviennent pas,
    Beaucoup sont couchés sur le pré d’en bas.

6. Tel, au réveil, tout frais et dispos,
    Dort là-bas de l’éternel repos.

7. Leurs selles vides, les grands chevaux,
    Errent à gauche, à droite tantôt.

8. La trompette a sonné les signaux :
    Trois fois l’ont entendu les chevaux.

9. Voyez ce noir relever ses nasaux,
    Il hennit, grattant du sabot.

10. Voyez l’alezan se met près de lui, 
      Marche à côté, un autre le suit.

11. Le blanc boite, robe ensanglantée,
      Sur trois pattes, la cuisse blessée.

12. Seuls ou en groupes de deux ou de trois,
      Les chevaux vides viennent au pas.

13. Chevaux, cavaliers comprennent l’appel
      De trompette, et sont là au signal.

14. Trois cents chevaux ont été comptés,
      Selles vides, sans leurs cuirassiers.

15. Trois cents chevaux, terrible combat!
      Qui les montait n’est déjà plus là.

16. Plus de trois cents sans leur cavalier,
      Dont ici un sur quatre est tombé !

17. Plus de trois cents chevaux courageux,
      Sans cavalier, réunis en ce lieu !

18. A Gravelotte, si vous parlez des héros
      De la garde à cheval, pensez aux chevaux !

         Texte        Heiss war der Tag und blutig die Schlacht
                          (Die Rosse von Gravelotte)
                          Karl von Gerock  Août 1870
           
           dans       Auswahl Deutscher Gedichte für höhere
                          Schulen, Theodor Echtermeyer, 34. Auflage
                          1903 (1. 1836), 978 Seiten
                          Halle, Verlag des Waisenhauses, page 325
                          fr. : Yves Kéler,  7.11.2011 St Junien
  

GEROCK Karl, né le 30 juin 1815, à Vaihingen dans le Wurtemberg, en 1840 répétiteur au séminaire de Tübingen, pasteur à Böblingen, 1849 prédicateur dans sa ville natale, devint prédicateur à la cour et prélat, fut anobli, décédé le 14 juin 1890
   
   
    
 

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