« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

LITT E  POEMES DE LA GUERRE DE 1870

      
           CE FUT UN JOUR DE JOIE PARTOUT
                Das war eimal ein Jubeltag

                       Karl von Gerok (1870)   

             Des deutschen Knaben Tischgebet

1. Ce fut un jour de joie partout,
    Quand à Sedan tomba le coup :
    Mac Mahon piégé dans la nasse,
    L’empereur, son armée, en masse !
    La nouvelle comme un éclair
    Fila au Sud, à l’Est, au Nord.
    Quelle joie pour tous et pour toutes :
    Flottez, fiers drapeaux, sur les routes !
    Des milliers criaient des « Hurrah ! »
    Si un canon se trouvait là,
    On tirait des « Victoria ! »
   
2. Entonnée, la « Garde au Rhin »
    Par les grands, les vieux, les gamins :
    Par par la bouche des petits
    La gloire à Dieu toujours se dit.
    Et parmi eux l’un des plus jeunes
    Chantait bien fort, à perdre haleine,
    Sur son oreille un grand bonnet,
    En bottes, droit comme un piquet,
    Avec la masse en chœur marchait,
    Tout le matin participant
    A chaque cri, à chaque chant !

3. Très important que notre gars :
    Sans lui les choses n’iraient pas !
    Il y était, de corps, d’esprit :
    La « Garde au Rhin » n’est-ce pas lui ?
    En oublia le coup de cloche,
    Vint en retard, le mioche,
    Les joues rouges, la tête en feu,
    Ouvert le col, défait le nœud, 
    Arrive enfin, victorieux,
    - On lui avait laissé un peu -
    Salue son père, assis se met,
    De la cuiller veut prendre un mets.

4. Le père lui fait remarquer :
    « On ne mange pas sans prier ! »
    Sur quoi, mon Fritz, s’étant levé,
    Mains jointes pour remercier,
    La tête perturbée, il dit,
    Selon ce que lui dit l’Esprit :
    « En paix, mon Dieu, tu peux rester,
    La garde au Rhin est assurée ! »

         Texte        Das war einmal ein Jubel tag
                          Des deutschen Knaben Tischgebet
                          Karl von Gerok, 1870

           dans       Auswahl Deutscher Gedichte für höhere
                          Schulen, Theodor Echtermeyer, 34. Auflage
                          1903 (1. 1836), 978 Seiten
                          Halle, Verlag des Waisenhauses, page 136
                          fr. : Yves Kéler,  7.11.2011

GEROCK Karl, né le 30 juin 1815, à Vaihingen dans le Wurtemberg, en 1840 répétiteur au séminaire de Tübingen, pasteur à Böblingen, 1849 prédicateur dans sa ville natale, devint prédicateur à la cour et prélat, fut anobli, décédé le 14 juin 1890
 

Visiteurs en ligne

105697
Aujourd'huiAujourd'hui302
HierHier406
Cette semaineCette semaine2531
Ce moisCe mois7172
Tous les joursTous les jours1056977
Template by JoomlaShine