« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

LITT 193945 COMME TES BEAUTES SE LEVENT Wie mir deine Freuden winken

repris par les nazis, cf Unser Liederbuch de la Hitler Jugend

A11. COMME TES BEAUTES SE LEVENT

Wie mir deine Freuden winken

 

Frühlingsgruß an das Vaterland.1814

 Max von Schenckendorf

Mélodie : Wie mir deine Freuden winken

 

1. Comme tes beautés se lèvent

    Après guerres et combats ;

    Ma patrie, je me relève

    Dans ta gloire et ton éclat.

    Là où bruissent les hauts chênes

    Va ma tête vers le ciel

    Où de forts courants dominent.

    Voilà le pays allemand.

 

2. Tout s’habille de verdure,

    Tout reluit d’un jeune éclat,

    Prés où le bétail pâture,

    Monts où le raisin se prend

    Ma patrie, depuis des lustres,

    Tu n’as plus vu tel printemps.

    Ce que furent nos vieux pères

    N’est plus un rêve éveillé.

 

3. Vous dans les châteaux, les villes

    Qui décorent le pays

    Toi, paysan qui lies les gerbes

    Dans les champs de blé ici,

    Frères allemands, fidèles,

    Oyez, jeunes, mes paoles :

    Jamais ne finira l’Empire

    Si vous êtes unis et forts.

 

 

1. Wie mir deine Freuden winken 

nach der Knechtschaft, nach dem Streit!

Vaterland, ich muss versinken 

hier in deiner Herrlichkeit!

Wo die hohen Eichen sausen, 

himmelan das Haupt gewandt,

wo die starken Ströme brausen, 

alles das ist deutsches Land.


4. Alles ist in Grün gekleidet, 

alles strahlt im jungen Licht:

Anger, wo die Herde weidet, 

Hügel, wo man Trauben bricht!

Vaterland! in tausend Jahren 

kam dir solch ein Frühling kaum;

was die hohen Väter waren, 

heisset nimmermehr ein Traum.

 

8. Ihr in Schlössern, ihr in Städten, 

welche schmücken unser Land;

Ackersmann, der auf den Beeten 

deutsche Frucht in Garben band;

traute deutsche Brüder, höret

meine Worte alt und neu:

Nimmer wird das Reich zerstöret, 

wenn ihr einig seit und treu!

 

         Texte        Wie mir deine Freuden winken

                          Max von Schenkendorf (1783Tilsitt – 1817 Coblence)

                          fr. : Yves Kéler 4.12.2016, Bischwiller

 

         Mélodie    Wie mir deine Freuden winken

                          Bernhazrd Klein

 

Le texte

Schenkendorf étudie à l'université de Königsberg de 1798 à 1806 et se lie d'amitié avec David Assing, étudiant lui aussi et féru de poésie. Il devient ensuite fonctionnaire prussien à une époque où la Prusse était devenue un satellite obligé de Napoléon Ier. Il est coéditeur à partir de 1807 de la publication Vesta. En 1809, il se bat en duel et perd l'usage de la main droite.

Il participe au mouvement romantique de libération de l'Allemagne, lors des guerres napoléoniennes, et vitle désastre de 1813 de Napoléon. Il fut l'auteur de nombreux poèmes et chants patriotiques, dont les célèbres Freiheit, die ich meine (La Liberté à laquelle je pense) ou Wenn alle untreu werden (Même si tous deviennent infidèles).

Après l'effondrement de l'Empire napoléonien, Schenkendorf sert à Cologne et à Aix-la-Chapelle, puis devient fonctionnaire à Coblence. Il était en partie inspiré du mysticisme piétiste de  Madame de Krüdener, apôtre de la Sainte Alliance qu'il rencontra et qui partageait sa détestation de l'Empereur des Français.(citation WIKIPEDIA)

"Frühlingsgruß an das Vaterland" est un salut à la patrie allemande et à ses beautés, après sa libération du joug de Napoléon.

 

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/03/Schenkendorf_stahlstich.jpg

 

 

Visiteurs en ligne

132789
Aujourd'huiAujourd'hui72
HierHier230
Cette semaineCette semaine1421
Ce moisCe mois4959
Tous les joursTous les jours1327891
Template by JoomlaShine