« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

RECUPERATION PAR LES NAZIS DE CHANTS PLUS ANCIENS

 

                                    A11.  COEUR DES PEUPLES, MA PATRIE
                                          
Herz der Völker, Vaterland

                                     Rudolf Alexander Schröder 1914

                                Mélodie : Herz der Völker, Vaterland

 

1. Coeur des peuples, ma patrie,

    Quan d les ennemis t’entourent

    Avec Dieu nous pouvons vaincre

    Bon courage, lève-toi !

    Avec Dieu nous pouvons vaincre

    Bon courage, lève-toi !

 

2. Secoue-toi, fonce en avant,

    La vie renaît de mille morts.

    Sur un sol qu’on ensanglante

    Verdit la fleur d’avenir.

 

3. Crois, pour chaque fils tombé

    Pour toi des centaines naissent.

    Seuls les lâches disparaissent

    Qui se tiennent pour perdus.

 

 

 

 

1. Herz der Völker, Vaterland !

    Wenn die Feinde dich umringen.

    ::Bleibe mutig, halte Stand

    Nun bei Gott, es muss gelingen. ::

   

 

 

2. Schüttle dich und spring hervor!

    Leben sprosst aus tausend Toden,

    ::Über blut getränktem Boden

    Grünt dr Zukunft Heldenflor.::

 

3. Glaub, für jeden Sohn , der fällt

    Werden hundert neugeboren,

    :: Nur der Zage geht verloren,

    Der sich selbst verloren hält. ::

 

 

Le texte

 

L’original de Schröder est plus long, il compte 5 strophes. Le Liderbuch de la HH l’a raccourci.

 

      On est surpris de trouver ce chant dans les recueils nazis. Car Rudolf Alexandre Schröder est un auteur protestant, qui a écrit deremarquables cantiques, encore employés aujourd’hui : EG Evangelisches Gesangbuch - Recueil Protestant, livre des Eglises protestants allemandes donne 3 chants de Schröder : « Wir glauben gott im hôchsen thron –Je crois en Dieu au plus haut ciel », un credo trinitaire, mis en musique par Christian Lahusen, Dde ce dernier le recueil de la H.J. reprend une mélodie. De même « Esmag sein dass alles fallt –il se peut que tout s’effondre », 1936,chant de confiance. Et « Abend ward, bald kommt die Nacht –C‘est le soir, bientôt la nuit » 1942,  chant du soir.

 Schröder était aussi un nationaliste allemand, fier de la culture allemande. L'expérience de la guerre change le style de Schröder. Les élans patriotiques se sont éteints. L'héritage humaniste du classicisme et sa religiosité biblique protestante vont le mener à composer des hymnes religieuses,.Il n’a jamais été nazi, se distançant de cette doctrine et de ses actes. Il faisait partie de la « Bekennend Kirche –l’Eglise confessante » protestante allemande. Les accusations de faveur du régime en 1946 tombèrent vite, étant sans consistance. Schröder a aussi été architecte et a laissé un nom dans la profession. Il fut également éditeur et fonda le « Insel Verlag-  Editions de l’Ile » qui visait l’Ile des Muses de Berlin.

 Que ce texte, nationaliste il est vrai, se retrouve chez les HJ est un exemple de la récupération par les nazis de chants antérieurs, comme ceux de Baumann, ou les mélodies de Christian Lahusen, qui lui non plus n’était pas nazi, ou encore d’Echendorff et Beethoven.

 

 

 

 

 

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