« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

LITT 1933 45 SUIS-JE AU CHAMP Steh' ich im Feld,

 

                                                       SUIS-JE AU CHAMP

                                                      Steh' ich im Feld,

 

                                       Johann Peter Hebel, 1760-1802

 

                                           Mélodie : Steh' ich im Feld,

 

 

1. Suis-je au champ,

    Le monde est mien   

    Ne suis pas l’officier,

    Ne suis que grenadier ;

    Dans le rang comme lui,

    Où serais-je mieux

    Hurrah, au champ

    Le monde est à moi !

 

2. Suis-je au champ,

    Le monde est mien   

    Je n’ai pas de maison,

    On ne m’en chasse pas

    Je n’ai pas de quartier

    Le sol fera mon lit

    Hurrah, au champ

    Le monde est à moi !

   

3. Suis-je au champ,

    Le monde est mien   

    Pas d’argent dans mon sac

    La solde est pour demain,

    Chacun se fait prêter

    Aucun ne peut payer.

   Hurrah, au champ

    Le monde est à moi !

   

4. Suis-je au champ,

    Le monde est mien   

    Pas d’argent dans mon sac,

    Me reste du tabac.

    S’il manque le tabac

    Va bien la feuill’ de noix.

    Hurrah, au champ

    Le monde est à moi ! 

 

5. Suis-je au champ,

    Le monde est mien   

    S’il en vient deux ou trois,

    Mon sabre les abat.

    Si le suivant me tue,

 Que me console Dieu 

   !Hurrah, au champ

    Le monde est à moi !

 

 

1. Steh' ich im Feld,

Mein ist die Welt!

Bin ich nicht ein Offizier,

Bin ich ein Grenadier;

Steh' in dem Glied wie er,

Weiß nicht, was besser wär!

Juchhe ins Feld,

Mein ist die Welt.

 

2. Steh' ich im Feld,

Mein ist die Welt!

Habe ich kein eigen Haus,

Jagt mich auch niemand raus;

Fehlt mir die Lagerstädt',

Boden bist du mein Bett!

Juchhe ins Feld,

Mein ist die Welt.

 

3. Steh' ich im Feld,

Mein ist die Welt!

Habe ich kein Geld im Sack,

Morgen ist Löhnungstag;

Bis dahin jeder borgt,

Niemand fürs Zahlen sorgt.

Juchhe ins Feld,

Mein ist die Welt.

 

4. Steh' ich im Feld,

Mein ist die Welt!

Habe ich kein Geld im Sack,

Hab' ich doch Rauchtabak;

Fehlt mir der Tabak auch,

Nußlaub gibt auch guten Rauch.

Juchhe ins Feld,

Mein ist die Welt.

 

5. Steh' ich im Feld,

Mein ist die Welt!

Kommen mir dann zwei und drei,

Haut mich mein Säbel frei,

Schießt mich der Vierte tot,

Tröstet mich der liebe Gott.

Juchhe ins Feld,

Mein ist die Welt.

 

         Texte        Steh' ich im Feld,

                          Johann Peter Hebel, 1760-1802

                          fr. : Yves Kéler  Bischwiller

 

         Mélodie    Steh' ich im Feld,

                         

Le texte

        Ce poème du badois Hebel retrace la vie précaire du soldat. Au champ, il est très libre dans la vaste nature. Il n’est pas officier, mais fier d’être grenadier. A cette époque, le soldat de base était mieux consodéré que dans les siècles précédents. Le soldat n’a que peu de fortune personnelle, souvent pas de maison, ou de biens. On s’engageait parce qu’on ne possédait rien, pour avoir un emploi même difficile et dangereux, ce qui n’effrayait pas le gens de ces temps plus durs que les nôtres. Pas d’argent, un peu de tabac, remplacé par des feuilles de noix, un peu toxiques, mais appréciées faute de mieux. Il est bon bretteur, tue trois ennemis. Meurt-il, il se remet à Dieu.

        Les nazis aimaient ce type de chant, vantant la bravoure et l’abnégation du soldat. Le Liederbuch dela H.J. l’intègre, pour la formation des jeunes, futurs soldats.


 

 

Visiteurs en ligne

105699
Aujourd'huiAujourd'hui0
HierHier320
Cette semaineCette semaine0
Ce moisCe mois7190
Tous les joursTous les jours1056995
Template by JoomlaShine