« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

POESIE NATIONALE ALLEMANDE

       QUAND LES ROMAINS TEMERAIRES
           Als die Römer frech geworden

                     Viktor von Scheffel

                 Die Teutoburger Schlacht

1. Quand les Romains téméraires
    Vinrent dans les froides terres
    De Germanie, à cheval,
    Leur chef et Feldmarschall,
    C’est Quintilius Varus.

2. Teutoburgerwald : il gèle,
    Le vent siffle et vous pèle.
    En l’air volent les corbeaux,
    Et ça sent fort le héros
    Pourri, le cadavre.

3. Alors contre les cohortes
    Les Chérusques d’un coup sortent.
    Avec Dieu pour la partie,
    Attaquant avec grands cris
    Les légions romaines.

4. Une tuerie à main forte !
    Ils broyèrent les cohortes.
    Seule la cavalerie
    Se sauva de l’ennemi,
    Grâce à ses montures.
   
5. O Quintilius ! chef de guerre,
    As-tu vu cette misère ?
    Il tomba dans un marais,
    Perdit bottes et harnais
    Et tout l’équipage.

6. Là il dit, assis par terre,
    A Titius, plein de colère :
    « Centurion, prends ton épée,
    Et tu vas m’en transpercer
    Après ce désastre. ! »

7. Dans la pauvre armée romaine
    Il y avait un volontaire,
    Scevola, visant le droit.
    Qu’on fit prisonnier par là,
    Comme aussi tant d’autres.

8. A peine après sa capture,
    Il fut soumis au martyre.
    On lui perça langue et cœur,
    On le cloua de fureur
    Sur son épais livre.

9. Quand fut finie la bataille,
    Hermann, le poing à la taille,
    Voulut fêter son succès :
    Il invita tout exprès
    Les vainqueurs à boire.

10. On n’est guère heureux à Rome,
      C’est le deuil au Capitole.
      Juste au repas de midi,
      Auguste, à sa table assis,
      Reçut la nouvelle.

11. Pris d’effroi et de panique
      Par ce courrier fatidique,
      Il se dresse et crie :
      « Varus Varus, sois maudit !
      Rends-moi mes légions ! »

12. Schmitt, germain et son esclave,
      Se dit : «  Je crois bien qu’il rêve !
      S’il retrouve ses soldats
      Qui sont tombés loin là-bas,
      Ils seront tous raides ! »

13. Pour célébrer la victoire
      Des Germains de cette histoire,
      On fait un beau monument
      Sur un très grand fondement.
      Qui paiera la note ?
     
     
     
         Texte        Als die Römer frech geworden
                          Viktor von Scheffel  1826-1886

           dans       Auswahl Deutscher Gedichte im Anschluss an
                          die  Geschichte der deutschen National Literatur
                          von Professor Dr. Hermann Kluge,12. ,
                          verbesserte und vermehrte Auflage
                          mit zahlreichen Porträts in Holzschnitt
                          Altenburg, Verlag Oskar Bonde, 1908, page 479
                          fr. : Yves Kéler,  26.7.2011


SCHEFFEL, Victor von,
né le 1- février 1826 à Karlsruhe, étudia le droit, fut réviseur des comptes à Säckingen (au bord du Rhin du Sud), quitta le service de l’Etat pour se consacrer à la poésie, vécut jusqu’en 1866 dans sa ville natale. Devint conseiller de la cour et fut annobli en 1876. Il mourut après une longue maladie le 9 avril 1886

 

Visiteurs en ligne

105489
Aujourd'huiAujourd'hui148
HierHier305
Cette semaineCette semaine453
Ce moisCe mois5094
Tous les joursTous les jours1054899
Template by JoomlaShine