« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
»

*1939 - † 2018

LITT D  NAT  ALLEMAGNE, LA PLUS BELLE


POESIE NATIONALE ALLEMANDE

HYMNE NATIONAL ALLEMAND

                   ALLEMAGNE, LA PLUS BELLE

           DEUTSCHLAND, DEUTSCHLAND ÜBER ALLES


1. Allemagne, la plus belle
    Des nations sous tous les cieux,
    Quand se lèvent, quand se dressent
    Les tiens pour garder tes lieux !
    De la Meuse jusqu’au Niémen,
    De l’Adige jusqu’au Belt.
    : : Allemagne, la plus belle
    Des nations sous tous les cieux ! : : (bis)

2. Femmes, vin, chants d’Allemagne,
    Ce qui fait tout le bonheur !
    Doivent partout sur la terre
    Etre tenus en honneur,
    Nous inspirer, nous conduire,
    Nobles dans la vie, sans peur !
    : : Femmes, vin, chants d’Allemagne,
    Ce qui fait tout le bonheur ! : :   (bis)

3. Unité, droit, terre libre,
    La patrie des Allemands !
    Que nos cœurs, nos mains se tendent
    Pour la paix de tes enfants.
    Unité, droit, terre libre,
    Sont les gages de la joie !
    :: Que fleurisse, que grandisse
    La patrie des Allemands ::   (bis)


Texte        Deutschland, Deutschland über alles
                 Heinrich Hoffmann von Fallersleben 1841
                 (1798-1874)
                 frs : Yves Kéler 2010

Mélodie    Joseph Haydn 1797
                 (1732-1809)


FALLERSLEBEN, August Heinrich Hoffmann von, né le 2 avril 1798 à Fallersleben (près de Lüneburg dans le Hanovre), de 1830 à 1843 professeur de langue et de littérature allemandes à Breslau (Silésie), vécut, démis de sa fonction, en divers lieux, jusqu’à ce qu’il fut appelé par duc de Ratibor (Ratibor-Corvey, branche des Hohelohe, en Silésie), comme bibliothécaire à Corvey en Westphalie, où il mourut le 19 janvier 1874.


Le texte
 
L’Allemagne et l’Autriche

        Le texte est un hymne à l’unité de l’Allemagne, écrit en 1841, avec l’intention de dire que la nation allemande est au-dessus des différents états qui la composent. L’Allemagne au sens de pays unifié n’existait pas, malgré le Zollverein , l’Union douanière de 1834. Le congrès de Vienne de 1815 avait séparé l’Autriche de l’Allemagne, plus exactement les terres des Habsbourg. Napoléon avait supprimé en 1806 le 1er Reich allemand de 962, et créé la Confédération germanique, dont il s’était fait président, laissant la couronne impériale aux Habsbourg. L’empire allemand n’était plus qu’autrichien. Fallersleben appelle les princes allemands à dépasser la « Kleinstaaterei – le régime des petits états », et à trouver une solution vers une Allemagne unie.

Les frontières de l’Allemagne

        Pour Fallersleben, l’Allemagne englobe l’Autriche. Il installe cet ensemble entre 4 fleuves qui marquent les frontières. Dans la première strophe, il écrit : « Von der Maas bis an die Memel, Von der Etsch bis an den Belt – de la Meuse jusqu’au Niémen, de l’Adige jusqu’au Belt. »

        Prenons le premier axe désigné par Fallersleben, d’Ouest en Est. Par la Meuse, la Maas, il vise la frontière occidentale de l’Allemagne. Le fleuve passe  entre les Pays-Bas et l’Allemagne, les villes frontières étant Duisburg et Krefeld, à l’Ouest d’Essen. La Meuse est à l’Ouest du Rhin, qu’il rejoint en Hollande par le Sud, et qui ne fait pas frontière à ce niveau-là (contrairement à la frontière avec la France en Alsace, que le Rhin forme.) La Meuse est la partie la plus occidentale de l’Allemagne, sur le méridien le plus occidental, alors que la côte de la Frise allemande à hauteur d’Emden est sur un méridien plus à l’Est. Memel est à la fois un fleuve, le Niémen, une ville (Klaipuda, en lituanien, sur le golfe de Kurlande, mais pas sur le fleuve même) et une région de la Prusse orientale, voisine de la Lituanie. Sur le Niémen se situe la ville de Tilsitt, où en 1807 Napoléon signa avec Alexandre 1er de Russie le traité de Tilsitt, qui démembrait la Prusse et créait l’éphémère grand-duché de Varsovie. Ces deux noms désignent l’axe Ouest-Est de l’Allemagne, qui couvre 1500 kilomètres.

        L’autre axe va du Sud au Nord, de l’Adige (Etsch) au Belt. L’Adige (appelé aussi Eridan, de son nom grec), prend sa source au Etschpass, le col de l’Adige, entre l’Autriche et l’Italie, et coule vers la Méditerranée. Le col est la ligne de partage des eaux entre le bassin du Danube et celui de la Méditerranée. L’Adige se jette dans l’Adriatique an Nord du delta du Pô. Au Nord, se situent les deux Belt, qui sont deux passages entre, 1° l’île danoise de Fyin (Fionie) et le Jutland, à l’Ouest, qui est le petit Belt, et 2° les îles de Fyin et de Syeland (Seeland ou Zélande), à l’Est, qui est le grand Belt. Ces deux chenaux forment la frontière Nord de l’Allemagne. (certains pensent que les Belt et la mer baltique ont la même étymologie : passage étroit, mer étroite. Sur certaines cartes allemandes anciennes, la Baltique est appelée Belt. Ils les mettent aus en rapport avec le mot « Belt », qui signifie ceinture, c’est-à-dire un bande longue et étroite qui sépare et relie deux régions.) La distance entre l’Adige et le Belt est d’environ1000 kilomètres.

        Fallersleben intègre donc tout ce qui est l’empire allemand de langue germanique, et non pas l’ancien empire romain-germanique, qui incluait beaucoup de territoires non allemands, comme l’Italie, la Slovénie, les Pays-Bas et les Flandres. D’autre part, il donne des limites naturelles et non politiques, et choisit des noms de fleuves, trois de rivières et un d’un chenal maritime. Il reprend ainsi une notion de la Révolution française qui a supprimé les noms des provinces en même temps que leur existence politique, et a désigné les départements par des noms de la géographie naturelle, pris des rivières et des montagnes. Mais ce faisant, il est d’une très grande précision, en même temps que d’une grande exactitude, car ces limites sont effectivement celles de l’Allemagne de son temps. Elles respectent les frontières linguistiques, puisqu’à l’Oust de la Meuse, on parle flamand, à l’Est du Niémen le lituanien et le russe, au Nord du Belt le danois, et au sud de l’Adige l’italien. 


La mélodie

        « La mélodie, d'origine croate, a été adaptée par le compositeur autrichien Joseph Haydn en 1791 comme chant d'anniversaire pour l'Empereur François II du Saint-Empire. Le titre est alors « Gott erhalte Franz den Kaiser » (« Dieu sauve l'Empereur Franz »), basé sur le modèle anglais de « Dieu sauve la Reine ou God save the Queen », dont le texte remonte à 1686 sur un original français de Mme de Grignon en l’honneur de Louis VIV.  Lorsque François II devient en 1804 l'Empereur François Ier d'Autriche, le chant est adopté comme hymne impérial de l'Empire autrichien avec les paroles « Gott erhalte, Gott beschütze/ unsern Kaiser, unser Land » (« Dieu conserve, Dieu protège/ notre Empereur, notre pays... »). Citation de WIKIPEDIA


Paroles de l’hymne impérial autrichien

Gott erhalte, Gott beschütze
unsern Kaiser, unser Land !
Mächtig durch des Glaubens Stütze,
führt Er uns mit starker Hand.
Laßt uns Seiner Väter Krone
schirmen wider jeden Feind !
Innig bleibt mit Habsburgs Throne
Österreichs Geschick vereint.  

Traduction littérale
Dieu conserve, Dieu protège
notre Empereur, notre pays !
Il est puissant parce qu'il s'appuie sur la Foi,
nous mène d'une main ferme.
Protégeons la couronne de Son père
contre tout ennemi !
Le destin de l'Autriche reste
intimement lié au trône des Habsbourg.


Texte original

1. Deutschland, Deutschland über alles    Über alles in der Welt.
    Wenn es stets zu Schutz und Trutze    Brüderlich zusammen hält,
    Von der Maas bis an die Memel,   von der Etsch bis an den Belt;
    Deutschland, Deutschland über alles    Über alles in der Welt. (bis)
   
2. Deutsche Frauen, deutsche Treue,   Deutscher Wein und deutscher Sang
    Sollen in der Welt behalten   Ihren alten schönen Klang,
    Uns zu edler Tat begeistern    Unser ganzes Leben lang.
    Deutsche Frauen, deutsche Treue,   Deutscher Wein und deutscher Sang.  (bis)
   
3. Einigkeit und Recht und Freiheit    Für das deutsche Vaterland,    
    Danach lasst uns alle streben   Brüderlich mit Herz und Hand !
    Einigkeit und Recht und Freiheit   Sind des Glückes Unterpfand.
    Blüh im Glanze dieses Glückes, blühe, deutsches Vaterland ! (bis)
   


Voir informations sur Internet :

1.    Deutschlandlied - Wikipedia, the free encyclopedia
en.wikipedia.org/wiki/Deutschlandlied‎

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The first line, "Deutschland, Deutschland über alles, über alles in der Welt" (usually ... In the west, the river known as the Maas or the Meuse ran through the ...

 

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